Nombres en Oneida

Onʌyotaʔa·ka

Vigesimal Iroquoian > Northern Iroquoian > langues Haudenosaunee Latin
environ 200
Locuteurs
29
Liste des nombres
2
Regions
États-Unis (New York, Wisconsin) Canada (Ontario)

Les nombres en Oneida suivent un système vigesimal (base-20), qui est courant dans de nombreuses langues autochtones d'Amérique du Nord. Parlé par environ 200 locuteurs dans l'État de New York, le Wisconsin et l'Ontario, la langue fait partie de la famille iroquoienne. Le système de comptage est unique car il combine des mots spécifiques pour les unités, dizaines, centaines et milliers, utilisant souvent des formations composées. Par exemple, 20 est 'tewáshʌ', et 30 est 'áhsʌ niwáshʌ'. Comprendre ces modèles révèle la riche structure de la langue et sa signification culturelle. Cet article explore les nombres en Oneida, leurs règles de formation et leur contexte culturel, offrant un guide complet pour les apprenants et les passionnés.

Système numérique

👣
Vigesimal
Vigesimal (base-20)

Le système de comptage en Oneida est principalement vigesimal, ce qui signifie qu'il utilise 20 comme multiplicateur clé. Les nombres de 1 à 9 sont des mots uniques : úskah [1], téken [2], áhsʌ [3], kayé [4], wisk [5], yá·yahk [6], tsya·ták [7], tékluˀ [8], wá·tlu [9]. Les dizaines sont formées en combinant le chiffre avec 'niwáshʌ' pour les multiples de 20 : 10 est 'oye·lí', 20 est 'tewáshʌ', 30 est 'áhsʌ niwáshʌ', 40 est 'kayé niwáshʌ'. Par exemple, 25 est 'tewáshʌ wisk' (20 + 5), et 58 est 'wisk niwáshʌ tékluˀ' (50 + 8). Les centaines sont formées en disant l'unité suivie de 'tewʌˀnyáwelu' (cent): 100 est 'tewʌˀnyáwelu', 200 est 'téken tewʌˀnyáwelu', et 700 est 'tsya·ták tewʌˀnyáwelu'. Les nombres composés relient centaines, dizaines et unités avec 'ok' (on), par exemple, 112 est 'tewʌˀnyáwelu ok tékni yawʌ·lé'. Le système est cohérent, combinant des mots spécifiques pour les unités, dizaines et centaines, illustrant une structure vigesimale avec quelques contractions pour 20 et 10.

Liste des nombres (29)

1 úskah
2 téken
3 áhsʌ
4 kayé
5 wisk
6 yá·yahk
7 tsya·ták
8 tékluˀ
9 wá·tlu
10 oye·lí
11 úskah yawʌ·lé
12 tékni yawʌ·lé
13 áhsʌ yawʌ·lé
14 kayé yawʌ·lé
15 wisk yawʌ·lé
16 yá·yahk yawʌ·lé
17 tsya·ták yawʌ·lé
18 tékluˀ yawʌ·lé
19 wá·tlu yawʌ·lé
20 tewáshʌ
30 áhsʌ niwáshʌ
40 kayé niwáshʌ
50 wisk niwáshʌ
60 yá·yahk niwáshʌ
70 tsya·ták niwáshʌ
80 tékluˀ niwáshʌ
90 wá·tlu niwáshʌ
100 tewʌˀnyáwelu
1000 skanutó·tslat

Règles de comptage

1

Compter de 1 à 9

Les nombres de 1 à 9 sont des mots uniques : úskah [1], téken [2], áhsʌ [3], kayé [4], wisk [5], yá·yahk [6], tsya·ták [7], tékluˀ [8], wá·tlu [9]. Par exemple, 4 est 'kayé' et 7 est 'tsya·ták'.

2

Former les dizaines

Les dizaines sont formées en combinant le chiffre avec 'niwáshʌ', sauf pour 10 et 20. Par exemple, 10 est 'oye·lí', 30 est 'áhsʌ niwáshʌ' (3×10), et 50 est 'wisk niwáshʌ' (5×10). 25 est 'tewáshʌ wisk' (20 + 5).

3

Former les nombres de 11 à 19

Les nombres de 11 à 19 sont créés en ajoutant 'yawʌ·lé' après le mot de l'unité. Par exemple, 11 est 'úskah yawʌ·lé', 14 est 'kayé yawʌ·lé', et 19 est 'wá·tlu yawʌ·lé'.

4

Former les centaines

Les centaines sont formées en disant l'unité suivie de 'tewʌˀnyáwelu' (cent). Par exemple, 100 est 'tewʌˀnyáwelu', 300 est 'áhsʌ tewʌˀnyáwelu', et 700 est 'tsya·ták tewʌˀnyáwelu'.

5

Construire des nombres composés

Les nombres composés combinent centaines, dizaines et unités avec 'ok' (on). Par exemple, 112 est 'tewʌˀnyáwelu ok tékni yawʌ·lé' (100 + 12), et 78 est 'tsya·ták niwáshʌ wisk' (70 + 8).

Particularités

💡

L'utilisation de 'ok' pour relier centaines, dizaines et unités dans les nombres composés, par exemple, 705 est 'tsya·ták tewʌˀnyáwelu ok wisk' (700 + 5).

💡

La contraction de 20 en 'tewáshʌ' au lieu d'une forme plus complexe, simplifiant le système vigesimal.

💡

La formation des nombres de 11 à 19 en ajoutant 'yawʌ·lé' après le mot de l'unité, comme 13 'áhsʌ yawʌ·lé', ce qui est distinct des autres langues qui utilisent souvent des suffixes.

💡

La capacité de la langue à former de grands nombres jusqu'à 1 000 en utilisant un modèle cohérent d'unités et de centaines, 1 000 étant 'skanutó·tslat' (une boîte).

💡

La présence d'un terme emprunté ou culturellement adapté pour 1 000, reflétant le concept de 'une boîte' comme une grande mesure.

Contexte culturel

Les peuples Oneida, avec environ 200 locuteurs, résident principalement dans l'État de New York, le Wisconsin et l'Ontario. Leur culture met l'accent sur la communauté, la tradition et le lien avec la terre. Les nombres en Oneida sont essentiels dans la vie quotidienne, le commerce et les pratiques cérémonielles, reflétant souvent leur vision du monde. Par exemple, le mot pour 1 000, 'skanutó·tslat', signifiant 'une boîte', symbolise l'abondance et le stockage. Certains nombres peuvent avoir une signification culturelle, comme le chiffre 4, qui est courant dans de nombreuses cultures autochtones, bien que des tabous ou superstitions spécifiques ne soient pas documentés ici. Le système numérique de la langue reflète leurs pratiques commerciales historiques et leur organisation sociale, intégrant leur vision du monde dans le langage quotidien.

Le saviez-vous ?

1

Le chiffre 6 est 'yá·yahk', qui est un mot unique non dérivé du système décimal, montrant un item lexical distinct pour ce nombre.

2

Comparé à l'anglais, qui est décimal, le système vigesimal de l'Oneida est similaire à d'autres langues autochtones comme le maya, mais avec des formations uniques telles que 'ok' reliant centaines et autres composants.

3

Mathématiquement, l'utilisation de 'ok' pour relier centaines, dizaines et unités ressemble à des modèles additifs et multiplicatifs dans d'autres systèmes vigesimaux, mais avec des marqueurs linguistiques spécifiques.

4

Historiquement, le concept de 'une boîte' pour 1 000 reflète une approche pratique et culturelle des grands nombres, mettant l'accent sur le stockage et l'abondance.

5

La langue peut former de grands nombres jusqu'à 1 000, mais au-delà, le système n'est pas entièrement documenté, ce qui indique un potentiel domaine de recherche linguistique et de préservation.

Questions fréquentes

Comment compter jusqu'à 10 en Oneida ?

1 - úskah, 2 - téken, 3 - áhsʌ, 4 - kayé, 5 - wisk, 6 - yá·yahk, 7 - tsya·ták, 8 - tékluˀ, 9 - wá·tlu, 10 - oye·lí.

Quelle base numérique utilise l'Oneida ?

L'Oneida utilise un système vigesimal (base-20), comme en témoigne des mots comme 'tewáshʌ' pour 20, 'áhsʌ niwáshʌ' pour 30, et le modèle de combiner les chiffres avec 'niwáshʌ' pour les dizaines.

Comment dit-on 42 en Oneida ?

42 est 'áhsʌ niwáshʌ wisk' (30 + 12). D'abord, 30 est 'áhsʌ niwáshʌ', et 12 est 'tékni yawʌ·lé'. En combinant, 42 = 30 + 12.

Comment dit-on 100 en Oneida ?

100 est 'tewʌˀnyáwelu', qui est le mot pour 'cent'. Les centaines plus grandes sont formées en préfixant l'unité, par exemple, 200 est 'téken tewʌˀnyáwelu'.

Combien de personnes parlent l'Oneida ?

Environ 200 locuteurs vivent principalement dans l'État de New York, le Wisconsin et l'Ontario, ce qui en fait une langue en danger.

L'Oneida est-elle liée à d'autres langues ?

Oui, elle appartient à la famille des langues iroquoiennes, plus précisément à la branche des langues iroquoiennes du Nord, apparentée à des langues comme le Mohawk et le Cayuga.

Qu'est-ce qui rend le comptage en Oneida unique ?

L'utilisation de 'ok' pour relier centaines, dizaines et unités, ainsi que les mots spécifiques pour les nombres jusqu'à 1 000, mettent en évidence sa structure vigesimale distincte et sa signification culturelle.

Sources

Nombres dans d'autres langues