Nombres en Carrier
Dakelh
Les nombres en Carrier suivent un système vigésimal (base-20), utilisé par le peuple Dakelh en Colombie-Britannique. Parlé par environ mille locuteurs, le système de comptage Carrier est unique, combinant la base-20 avec des mots spécifiques pour les unités et les dizaines. Sa structure reflète des traditions culturelles et linguistiques, ce qui le rend fascinant pour les amateurs de langues. Les nombres en Carrier révèlent un schéma complexe de formation, notamment pour les nombres composés. Cet article explore le système numérique complet, de 1 à 100, et explique les règles derrière leur formation, en fournissant des insights culturels tout au long du parcours.
Système numérique
Carrier utilise un système vigésimal, où les nombres sont principalement construits autour du mot pour dix (lanezyi) et des multiples de vingt. Les nombres 1-9 sont des mots uniques : lhuk’i (1), nankoh (2), tak’ih (3), dink’ih (4), skwunlai (5), lhk’uttak’ih (6), lhtak’alt’i (7), lhk’utdink’ih (8), lhuk’i hooloh (9). Pour les dizaines, 10 est lanezyi, et 20 est nat lanezyi, formé en préfixant la racine du chiffre multiplicateur à lanezyi. Par exemple, 15 est lanezyi ’o’un skwunlai, combinant 10 + 5. Les nombres comme 42 sont formés en combinant 2 (nankoh) avec 20 (nat lanezyi) et 10 (lanezyi), résultant en une structure semblable à '20 plus 2 plus 10.' Les nombres plus grands jusqu’à 100 sont formés en combinant ces éléments, 100 étant lhk’ut’lanezyi. Par exemple, 78 est lhtak’alt’it lanezyi ’o’un lhk’uttak’ih, signifiant 70 + 8.
Liste des nombres (28)
Règles de comptage
Comptage des unités de un à neuf
Les nombres de 1 à 9 sont des mots uniques : lhuk’i (1), nankoh (2), tak’ih (3), dink’ih (4), skwunlai (5), lhk’uttak’ih (6), lhtak’alt’i (7), lhk’utdink’ih (8), lhuk’i hooloh (9). Ces mots sont spécifiques et ne suivent pas un modèle de composition, servant de blocs de construction pour les nombres plus grands.
Formation des dizaines
Les dizaines sont formées en préfixant le mot pour dix (lanezyi) avec la racine du chiffre multiplicateur, sauf pour dix lui-même. Par exemple, 20 est nat lanezyi, 30 est tat lanezyi, 40 est dit lanezyi, etc. Pour 15, le nombre est lanezyi ’o’un skwunlai, combinant 10 + 5. De même, 25 est nat lanezyi ’o’un skwunlai, et 35 est tat lanezyi ’o’un tak’ih.
Construction des nombres composés
Les nombres comme 42 sont formés en combinant 20 (nat lanezyi), 2 (nankoh) et 10 (lanezyi). Par exemple, 42 est lhk’ut’lanezyi ’o’un nankoh, signifiant 20 + 10 + 2. Les nombres plus grands comme 78 sont lhtak’alt’it lanezyi ’o’un lhk’uttak’ih, signifiant 70 + 8. Le schéma implique de combiner les dizaines avec les unités en utilisant ’o’un (plus).
Les centaines
Le mot pour 100 est lhk’ut’lanezyi. Les nombres plus grands sont formés en combinant centaines, dizaines et unités, par exemple 150 est lhk’ut’lanezyi ’o’un skwunlai, signifiant 100 + 50. Pour 1000, les données manquent, mais le schéma suggère une structure composée similaire.
Construction des nombres supérieurs à 100
Les nombres au-dessus de 100 sont formés en combinant le mot pour 100 avec des dizaines et des unités supplémentaires, suivant le schéma vigésimal. Par exemple, 78 (lhtak’alt’it lanezyi ’o’un lhk’uttak’ih) correspond à 70 + 8, et 95 serait construit de manière similaire, en combinant 80 (lhk’udit lanezyi) avec 15 (lanezyi ’o’un skwunlai).
Particularités
Carrier utilise un système vigésimal, avec 20 comme multiplicateur clé, par exemple nat lanezyi (20) et lhk’ut’lanezyi (100).
Le nombre pour 9, lhuk’i hooloh, signifie littéralement 'un est parti,' reflétant une perspective culturelle sur le comptage.
Les nombres composés comme 47 sont formés en combinant 40 (dit lanezyi) avec 7 (lhtak’alt’i), montrant un schéma clair d’addition avec ’o’un.
Les grands nombres sont construits de manière systématique, mais les données ne confirment qu’un comptage précis jusqu’à 100, indiquant une structure complexe pour les nombres plus élevés.
Le mot pour un (lhuk’i) est emprunté à d’anciens racines Athabaskan, et le mot pour 100, lhk’ut’lanezyi, combine le concept de 'cent' avec la base vigésimale.
Contexte culturel
Le peuple Dakelh, également connu sous le nom de Carrier, habite l’intérieur central de la Colombie-Britannique, au Canada. Leur culture est profondément liée à la terre, à la chasse, à la pêche et au commerce. Les nombres en Carrier sont essentiels dans la vie quotidienne, notamment dans les activités traditionnelles comme compter le gibier, mesurer la terre et commercer. La langue reflète une vision du monde qui met en avant l’importance de la terre et de la communauté. Certains nombres, comme 7 ou 9, peuvent avoir une signification culturelle, bien que des tabous spécifiques ne soient pas documentés. L’utilisation du comptage vigésimal indique un contact historique avec des groupes voisins et un système complexe qui encode des valeurs culturelles et la structure sociale. La préservation de ces nombres est vitale pour l’identité culturelle et le patrimoine linguistique.
Le saviez-vous ?
Le nombre 9, lhuk’i hooloh, signifie littéralement 'un est parti,' ce qui est une façon unique d’exprimer neuf, contrairement à de nombreuses autres langues.
Comparé à l’anglais, qui est décimal, le système vigésimal de Carrier est similaire à celui de la langue maya, bien que les mots et la structure soient complètement différents.
Le nombre 15 en Carrier, lanezyi ’o’un skwunlai, combine les mots pour dix et cinq, illustrant un schéma additif clair similaire à d’autres systèmes vigésimaux.
Historiquement, l’utilisation du comptage vigésimal en Carrier peut refléter des pratiques commerciales anciennes ou des échanges culturels avec des groupes voisins utilisant également des systèmes à base 20.
La langue peut former des nombres grands de manière systématique, mais les données ne confirment qu’un comptage précis jusqu’à 100, laissant entrevoir un système complexe pour les nombres plus élevés qui reste à documenter entièrement.
Questions fréquentes
Comment compter jusqu’à 10 en Carrier ?
1 – lhuk’i, 2 – nankoh, 3 – tak’ih, 4 – dink’ih, 5 – skwunlai, 6 – lhk’uttak’ih, 7 – lhtak’alt’i, 8 – lhk’utdink’ih, 9 – lhuk’i hooloh, 10 – lanezyi.
Quelle base numérique le Carrier utilise-t-il ?
Carrier utilise un système vigésimal (base-20), comme en témoignent des mots comme nat lanezyi (20), lhk’ut’lanezyi (100), et la formation de nombres comme 15 (lanezyi ’o’un skwunlai).
Comment dit-on 42 en Carrier ?
42 est lhk’ut’lanezyi ’o’un nankoh, ce qui signifie 20 + 10 + 2, combinant le mot pour 20, 10 et 2 avec le connecteur ’o’un (plus).
Comment dit-on 100 en Carrier ?
100 est lhk’ut’lanezyi, qui combine le concept de cent avec la base vigésimale, suivant le schéma des multiples de 20 et 10.
Combien de personnes parlent Carrier ?
Environ mille locuteurs, principalement dans l’intérieur central de la Colombie-Britannique, au Canada.
Carrier est-il lié à d’autres langues ?
Oui, Carrier fait partie de la branche Athabaskan au sein de la famille de langues Dené-Yeniseian, partageant des caractéristiques avec d’autres langues Athabaskan.
Qu’est-ce qui rend le comptage Carrier unique ?
Son utilisation d’un système vigésimal avec des mots spécifiques pour les unités et les dizaines, et la signification littérale de 9 comme 'un est parti,' le rendent particulièrement distinctif parmi les langues indigènes d’Amérique du Nord.
Sources
- Police Carrier
- Translittération Carrier